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Le 12 août 1914, la cavalerie belge tente de stopper l'avancée allemande vers le Nord et vers Anvers. La bataille des casques d'argent se déroule à Haelen. La victoire belge ne connut pas de lendemain. Après avoir fait un mouvement de recul sur Anvers, devant la violente poussée alemande, les troupes belges , puis alliées, se retrouvent face aux Allemands pour le reste de la guerre, barricadées derrière l'Yser jusqu'à la contre-offensive victorieuse d'octobre et de novembre 1918. Du 12 au 18 octobre 1914, trois batailles se succèdent dans la course à la mer qui établit la ligne der front début 1915 :elles se déroulent à La Bassée, Messines et Armentières. Elles engagent l'armée française et le corps expéditionnaire britannique contre les troupes allemandes. Dans la nuit des 29 au 30 octobre 1914, les écluses de Nieuport sont ouvertes et les eaux envahissent les plaines comprises entre l’Yser et le talus de la voie ferrée Lombartsijde-Dixmude, à l’arrière des dunes. C'est alors que s'engage la première bataille de l'Yser qui se prolongera jusqu'au 1er novembre 1914. Au cours des combats, la moitié de l'armée belge est mise hors de combat (50000 hommes) . Fin 1914 commence la bataille d'Ypres qui s'intensifie du 10 au 15 mars 1915. L'armée britannique lance une première attaque à l'ouest de Lille à Neuve-Chapelle. Elle n'obtient qu'une avancée du front de 6 kilomètres au prix de très lourdes pertes; Ce type d'attaques se répètera régulièrement en tous lieux du champ de bataille, jusqu'à la reprise d'une guerre de mouvement au printemps et à l'été 1918... La guerre se modernise : c'est à l'extrémité nord du saillant d''Ypres que sont expérimentés le 22 avril 1915 les premiers gaz asphyxiants provenant de cylindres enfoncés dans le sol par les troupes allemandes. Dès l'automne 1916, à leur tour, les premiers chars britanniques font leur apparition dans la Somme. Ils seront utilisés en Flandres. La troisième bataille d'Ypres qui est connue sous le nom de bataille de Paaschendaele se déroule en trois phases du 31 juillet au 10 novembre 1917. La boue et la pluie ne facilitent pas l'emploi des armes nouvelles. Les cratères d'obus se transforment en dangereux bourbiers. Les quatre offensives britanniques et alliées ne permettront pas davantage de faire progresser la situation sur le front de façon significative. Les forces en présence qui opposent 54 divisions britanniques, australiennes, néo-zélandaises, canadiennes et 6 divisions françaises à 84 divisions allemandes subissent de lourdes pertes (85 000 morts alliès et 41 000 allemands tués).
La dernière bataille significative commence par l'offensive allemande du 25 avril au 29 avril 1918. , les Allemands s'emparent du mont Kemmel le 25 avril, faisant usage notamment d'obus à gaz. L'armée française contre-attaque le lendemain mais les Allemands progressent jusqu'à l'étang de Dikkebus. Le 29 avril, cette progression est stoppée. Les combats se poursuivent jusqu'à la fin du mois de juillet. Le mont Kemmel est enfin repris aux Allemands le par les troupes franco-britanniques.
SUR LE FRONT DES FLANDRES