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Page 12 - Filles et fils de 14

Filles et fils de 14
Maudite soit la guerre
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La légende familiale affirmait que la grand-mère d'Archibald, Renée Verzat qui soufrait de mélancolie avait subi un violent traumatisme pendant sa jeunesse : à ses dix-huit ans, en pleine guerre elle se retrouvait orpheline de son père, le lieutenant colonel Jean-Baptiste VERZAT qui s’était suicidé le 4 mai 1915 en se défenestrant de son domicile à Neuilly. Les causes invoquées pour expliquer ce suicide étaient diverses : tout d’abord, le haut commandement avait sanctionné  cet officier car son régiment, composé de territoriaux aurait fui devant l’ennemi lors de la première bataille de la Marne en septembre 1914. Le lieutenant Colonel aurait également été atteint d’une névrose de masse couramment appelée obusite lors des nombreux bombardements occasionnés par le début des combats lors de’ l’invasion allemande.
Hospitalisé à Guéret sur ordre de ses supérieurs, il se serait mal remis de ses troubles. Le poste qu’on lui avait alors  confié « à l’arrière » après sa mise à la retraite anticipée - une affectation au commandement du dépôt des 117ème, 317ème, 404ème RI et28ème Territorial au Mans, chargé des effectifs (c’est à dire de l’enrôlement des nouveaux conscrits) - l’aurait considérablement affecté. C’est ainsi qu’il aurait mis fin à ses jours,
La lecture des états de Service de l’officier Jean-Baptiste Verzat rendus accessibles au Service Historiques de Armées mais surtout un livre, « Fusillé vivant », ouvrage d’Odette Hardy-Hémery, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Iniversité Charles de Gaulle de Lille allaient singulièrement éclairer nos recherches.
JEAN-BAPTISTE VERZAT
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